L'Akasha


Akasha

Il eut plusieurs Airs Mineurs avant le nôtre. Certains pensent qu'il s'agissait d'une sorte d'échauffement avant que le Grand Voyageur ne réalise son Oeuvre Maitresse et que ces petits mondes éphémères n'eurent que peu d'importance. D'autres au contraire affirment qu'on retrouve des traces profondes de ces Airs Mineurs ancrées dans les harmonies primitives de notre Air.

Aujourd'hui, il est très difficile d'affirmer si l'une des théories est plus probable que l'autre car il ne reste presque qu'aucun écrit des Arpenteurs qui ont accompli toute la Traversée. Ce qui est sûr en revanche, c'est que certains Airs Mineurs furent plus agités que d'autres. C'est notamment le cas de l'Akasha.

De tout les Airs Mineurs, l'Akasha est certainement le plus dérangeant. Toujours agités, les mondes instables qui émergèrent de cette étrange harmonie ont donnés naissances à des créatures tout aussi surprenantes.. et dangereuses. Il y a de nombreuses légendes sur ces créatures qui, dans un environnement hostile et en constante mutation, ont dû s'adapter férocement pour survivre. On ne compte plus le nombre de métamorphes et de vaporeux qui ont pu être perçus, et même ressentis par certains, lors de leur Traversée.

Fort heureusement, il existe des Airs Mineurs bien plus attractif que l'Akasha. Qui voudrait comme Juligan, se faire suivre par un Aketh pendant toute sa Traversée. De grandiose chairs mouvantes, cuirassées de toutes parts et défigurant le sol à chaque pas, voici le genre de rencontre qui marque à jamais la vie d'un Arpenteur.. avec toutes les conséquences que nous connaissons bien pour Juligan. De toutes les bêtes détestable, l'Aketh n'est pourtant pas la pire. Le journal de Juligan nous en apprend beaucoup plus sur l'Akasha et sur toutes les bestioles sournoises qui peuples ces terres ravagées et mouvantes. Car ce n'est qu'en Akasha qu'on peut voir de tels spectacles changeant. De violentes marées peuvent remplir des canyons désertique en quelques heures. Des cratères débordants de lave en fusion peuvent se déversent spontanément pour ne laisser à leur place qu'un gouffre béant d'où s'échappent d'épouvantables vapeurs nauséabondes.

Pour l'Arpenteur qui se perd en Akasha, le plus difficile est sans aucun doute d'échapper aux vestiges de cet Air révolu et de garder ses repères. Qui peut retrouver son chemin quand le chemin lui même se déplace ?

- Périmir, 34eme Entretien


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